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Expédition 347 – Baltic Sea Paleoenvironment

Dates : 12.09.13 – 01.11.13
Plate-formeGreatship Manisha (MSP)
Chefs de mission : Thomas Andrén et Bo Barker Jørgensen
Participants français : Anne-Sophie Fanger, Physical Properties Specialist (offshore and onshore), CEFREM, Université de Perpignan

Objectifs

L’objectif principal de cette expédition éstde reconstituer l’évolution paléo-environnementale de la mer Baltique au cours des derniers cycles glaciaires – interglaciaire. Cette expédition abordera : la dynamique du climat et du niveau marin du MIS 5, la complexité de la dernière glaciation (MIS 4 – MIS 2), le climat de la déglaciation et de l’Holocène (MIS 2 – MIS 1) et l’effet des cycles glaciaires – interglaciaires sur la biosphère profonde.

Le bassin de la mer Baltique est un des plus grands basins intra-continentaux du monde, occupant 373 00 km2 et possédant une zone de drainage 4 fois supérieure à sa taille, et a servi de zone de dépôt pendant au moins les dernières centaines de milliers d’années. Ces sédiments représentent une archive unique et de haute-résolution de l’histoire paléo-environnementale de la zone de drainage, du bassin lui-même et des zones de mers avoisinantes. La localisation du bassin de la mer Baltique au cœur des décroissances et croissances récurrentes de la calotte glaciaire scandinave a résulté d’un développement complexe, caractéristique typique de nombreuses régions glaciaires de l’Hémisphère Nord : glaciations répétées de différentes magnitudes, réponse sensible aux changements du niveau marin, importante modification dans le mode de sédimentation et fort taux de sédimentation. Les taux de sédimentation élevés (100-500 cm/1000 ans) du basin de la mer Baltique sont une excellente occasion pour reconstruire la variabilité climatique d’importance globale, à résolution unique, dans un contexte d’eau marine saumâtre, contrôlé par les variations du Meridional Overturning Circulation, de l’Oscillation Nord-Atlantique et de l’Oscillation Arctique.

La découverte de microorganismes dans des dépôts sédimentaires profonds de sub-surface, voire dans le socle basaltique, a profondément changésnotre point de vue sur les limites vitales des organismes sur notre planète ? Comprendre l’énergie minimum nécessaire pour croître et survivre permettrais d’interpréter la distribution, la composition et l’activité des communautés microbiennes profondes. Est ce que les bactéries peuvent survivre pendant de longues périodes de glaciation, en maintenant des fonctions complexes avec un flux d’énergie qui permet juste la croissance cellulaire sur de nombreuses années ? Est ce que les communautés microbiennes profondes se sont enfouies au moment où les sédiments se sont déposés, et si c’est le cas, reflètent-t-elles les conditions paléocénographiques ?

Chronologie de l’expédition

La partie offshore de l’expédition est celle qui a eu lieu en septembre-octobre. Seule une proportion limitée de la Science Party y a participé.

Par la suite, une Science Party Onshore (OSP) se tiendra à l’Université de Brême (Allemagne), probablement au début de l’année 2014 (dates encore provisoires). La OSP devrait durée plusieurs semaines suivant les carottes récoltées. L’ensemble des membres de la Science Party doit assister à toute la durée de la Science Party Onshore.

Information sur l’expédition

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la page de l’expédition .

Vous pouvez également consulter les communiqués & conférences de presse réalisé avant l’expédition.